[FFP] Un investissement en direct au capital des PME

fév 18, 2016
AGEFI 1

Financière Fonds Privés propose à une clientèle fortunée des placements au capital des PME

La société ne gère pas de fonds mais conseille ses clients de l’investissement jusqu’à la sortie

Si les investissements dans le non-coté représentent souvent une part non négligeable du patrimoine des clients des family offices et des clients haut de gamme des conseillers en gestion de patrimoine et banques privées, rares sont les structures spécialisées dans le conseil en investissement direct au capital des petites et moyennes entreprises. Fort de ce constat, et encouragé par la loi Tepa en 2007 favorisant l’investissement dans les PME, Alain Born, lui-même ancien entrepreneur, a créé en 2008 Financière Fonds Privés, une société de conseil pour accompagner ses clients dans leurs investissements. Philippe Tabouis, ancien associé et cofondateur d’A Plus Finance, l’a rejoint peu après la création de la structure et Pierre-Michel Deleglise, l’ancien directeur général de Groupama Private Equity et précédemment administrateur et président de la commission législation et fiscalité de l’Afic, a intégré la société en 2014.

Contrairement à de nombreuses structures dans le domaine du capital-investissement, Financière Fonds Privés n’a pas le statut de société de gestion – elle dispose aujourd’hui du statut de CIF, conseiller en investissements financiers – et n’a pas vocation à gérer des fonds. Son métier consiste d’un côté à sélectionner des entreprises dans lesquelles elle juge qu’il est opportun d’investir et, de l’autre, de proposer ces dossiers à ses partenaires, family offices, banquiers privés ou CGP.


FINANCIÈRE FONDS PRIVÉS PROPOSE AUX INTERMÉDIAIRES ET À LEURS CLIENTS DES DOSSIERS DANS LES PREMIÈRES PHASES DE LEUR FINANCEMENT


Trois types de clients.

Aujourd’hui, la société conseille environ 400 clients répartis dans plusieurs catégories. En premier lieu, ceux qui sont intéressés par la réduction d’impôts de la loi Tepa et qui investissent des montants compris entre 30.000 et 60.000 euros. Ensuite, Financière Fonds Privés conseille ceux qui ont vendu leur entreprise, peuvent apporter entre 100.000 et 500.000 euros, et se positionner sur plusieurs dossiers. Enfin, certains clients de family offices ou de banques privées disposant d’un patrimoine financier de plusieurs millions peuvent investir jusqu’à un million d’euros au capital des sociétés qui leurs sont proposées.

Les particuliers désireux de profiter du dispositif de la loi Tepa sont les plus nombreux (les trois quarts des clients) mais représentent environ la moitié des 12,5 millions aujourd’hui conseillés.

Des modes de sélection classiques.

Chaque année, Financière Fonds Privés reçoit entre 200 et 250 dossiers d’entreprises qui veulent se financer. La société travaille alors comme les fonds classiques de capital-investissement en effectuant toutes les vérifications sur la société, en négociant le prix d’entrée, la date de sortie, ou encore en veillant à ce que les bonnes règles de gouvernance soient respectées. Des clauses spécifiques sont ajoutées permettant, si la performance négociée au départ avec le dirigeant n’est pas atteinte, de diluer la participation de ce dernier. Si, au contraire, la société est extrêmement performante (et voit sa valeur multipliée par cinq ou plus), ce sont alors les investisseurs qui rétrocèdent une partie de leurs parts. Après sélection, sur la totalité des dossiers qu’elle reçoit, la société de conseil en retient environ cinq par an qui sont proposés aux investisseurs.

Premier tour.

Financière Fonds Privés propose aux intermédiaires et à leurs clients des dossiers dans les premières phases de leur financement. La prise de participation reste minoritaire, 30 % du capital environ, correspondant à un investissement autour de 2 ou 2,5 millions d’euros se répartissant entre les différents investisseurs réunis. Au fil des ans, la société s’est spécialisée plutôt sur les segments des fintechs, du numérique et des objets connectés, ces trois secteurs représentant plus de la moitié de la vingtaine de sociétés sur lesquelles ses clients ont investi.

© Franck Joselin pour l’AGEFI Actifs – Retrouvez l’article original en cliquant ici